Récap’ SNL S42E10 – Casey Affleck / Chance the Rapper

7.5

Allez, avec mon retard habituel, revenons sur le dernier épisode de 2016.

Cold Open

« Mister Trump, YOU are the gift »

Le dernier cold open de l’année enchaîne les crochets dans la mâchoire orange de Donald Trump. Rien ne lui est épargné : son incapacité à diriger, sa difficulté à trouver des stars pour son inauguration, sa relation compliquée avec Putin. Même John Goodman, un habitué du SNL, est venu se moquer du futur président.

Trump est un parfait « manchurian candidate » comme le dit le Putin du show. C’est un peu gros et facile. Mais ça fonctionne.

Monologue

Casey Affleck semble n’avoir aucune importance aux yeux des auteurs, si on en croit ce monologue qui part dans tous les sens. On ramène des gloires du SNL (Baldwin, Goodman). On aborde à peine son actualité. On ne sait pas s’il faut le faire chanter ou pas. Bref, pour sa première venue, le frère Affleck est accueilli plutôt froidement. Malgré le parterre de fleurs déposées derrière lui. Finalement, le plus intéressant reste cette vidéo incroyable du démontage du décor entre le cold open et ce monologue.

Dunkin’ Donuts

Une publicité parodique portée par Casey Affleck, qui met sa barbe de clochard à profit, dans ce Dunkin’ Donuts où il aime, et je cite : « take a big dump ». Les petits détails sont parfaits, comme sa cigarette tenue juste derrière la porte ou son iPhone à l’écran forcément cassé.

Robot Presentation

Et merde, c’est le retour des sketchs sponsorisés. Après les robots débiles de chez Honda, voici les robots gay de chez Microsoft. Le sketch n’est sauvé que par la présence de Kyle Mooney et Beck Bennett, qui semblent retrouver du plaisir à jouer ensemble. Mais en 2016, ces caricatures débiles d’homosexuels doivent vraiment cesser.

Jingle Barack

Chance the Rapper s’est vraiment appliqué dans cet épisode. C’est en tout cas ce qu’il a déclaré en interview, expliquant même avoir participé à la fameuse table read (où l’équipe et les auteurs lisent les textes à voix haute et procèdent à un premier écrémage). Des trois sketchs qu’il aurait proposés, un seul a été retenu, ce qui, pour un invité musical, est déjà énorme.

Le résultat est forcément top (oui bon, j’avoue, j’adore Chance the Rapper). Un rap rétro pour célébrer le dernier Noël de Barack Obama à la Maison Blanche. Avec Vanessa Bayer, toujours parfaite quand il s’agit d’assumer un look bien rétro kitsch, Casey Affleck qui utilise une fois de plus sa barbe pour cette fois-ci faire danser Jesus Christ, et Leslie Jones, qui décidément s’éclate vraiment beaucoup cette année. Et personne ne s’en plaindra (sauf les racistes du net, mais bon…)

Christmas Miracle

Quel plaisir de revoir Colleen Rafferty, ce personnage loufoque qui visiblement tient à coeur à Kate McKinnon. Après avoir fait éclater de rire Ryan Gosling avec son histoire d’enlèvement extraterrestre, la revoici qui nous raconte ses aventures avec le père Noël. Casey Affleck arrive à garder son calme, ce qui fait perdre au sketch un peu de son charme. Mais il reste malgré tout quelques bonnes répliques. « Not the worst time I had in a forest »…

Weekend Update

Colin Jost fait partie de ce que The Verge qualifie du « pire de la pop culture en 2016 ». Je pense que tout est dit. Qu’on les fasse taire une bonne fois pour toutes, avec leurs vannes ratées, leur complicité bidon, et cette capacité étonnante à rire à leurs propres blagues de merde.

Le pire dans tout ça, c’est que pour Noël, ils ont mis les bouchées doubles avec leurs vannes qui ne sont jamais passées à l’antenne. Et après les avoir subies, on comprend aisément pourquoi. Le niveau est tellement bas qu’il redonne des couleurs à Gad Elmaleh pour son Jeudi Soir En Direct sur M6. Sans déconner, une des vannes était « Le panda Jia Jia est décédé des suites d’une crise cardiaque – crise cardiaque ». Voilà voilà.

Je sauverai néanmoins le bref retour de Fred Armisen, qui, accompagné de Vanessa Bayer, interprétait un ami proche de Vladimir Putin. Le gars n’a pas changé depuis des années, mais ça me fait toujours sourire.

New York Now

Je n’ai pas tout compris, mais je dis pourquoi pas. Ils sont tous à fond, empruntant des vannes « au film Borat », Chance the Rapper est encore là, et les prénoms des actrices sont bien débiles (Sara Hors et Jen Jen Binks).

Hillary Actually

« But bich, he cray ! »

Ok, vous l’avez vu partout puisque dès qu’on s’attaque à ce mauvais film qu’est Love, Actually, internet s’emballe. Peu importe, du moment que vous avez vu ce sketch fantastique et doux-amer.

Mrs. Claus & the Elves

Aidy Bryant ressort son costume de mère Noël pour faire face à des lutins pervers. C’est devenu depuis quelques années un classique de Noël chez les auteurs du SNL. Et tant qu’ils auront des choses salaces à faire dire aux lutins, je pense qu’on peut déjà parier sur la présence de ce sketch en fin 2017.

Christmas Bar

Terminons l’année en beauté avec un sketch exceptionnel. Les répliques sont hilarantes (« Tony, don’t do this ! »), Mooney en fait des caisses comme d’hab (et c’est comme ça qu’on l’adore), l’idée est géniale, et voir Kate McKinnon et Kenan Thompson ne sachant pas faire l’accent de Brooklyn est finalement aussi drôle que le reste.

Sur ce, après une pause bien méritée pour le cast et les auteurs, rendez-vous le 14 janvier avec le premier épisode de l’année, hosté par Felicity Jones.

S42E10 - Casey Affleck / Chance the Rapper
Le sketch "Love, Actually"
La barbe de Casey Affleck
L'implication de Chance the Rapper (faites le hoster !)
Le dernier sketch, qui donne envie pour 2017
Surtout vu la longue pause bien méritée qui va faire du bien à tout le monde
LE
FUCKING
WEEKEND
UPDATE
Un épisode correct mais en cruise control
7.5