Récap SNL S42E09 – John Cena / Maren Morris

6.5

La semaine passée, je parlais d’un éventuel Christmas Miracle, avec des récaps qui arriveraient à temps. Et bien voilà que tout ça vous sert de leçon. Les miracles, ça n’existe pas. Pas plus qu’un bon épisode de Saturday Night Live quand le casting est visiblement à bout de souffle. Ne clignez pas trop des yeux, parce que ça va aller vite…

The Lead with Jake Tapper (Cold Open)

Un cold open à l’ancienne, qui malgré quelques bonnes répliques (« They’re not good, they’re Alt-Good », « You’re watching CNN. Be careful on the elliptical »), ne repose que sur la présence de Bryan Cranston reprenant son rôle de Walter White. L’idée est sympa, mais ne va pas plus loin qu’une simple vanne du Weekend Update. On enrobe le tout avec des références à Breaking Bad I am the one who knocks », etc) et le tour est joué. Allez, au suivant, y’a encore 10 sketches et un Weekend Update avant d’aller dormir.

Monologue

Ok, j’avais un énorme à priori sur John Cena (moins sur le catcheur/acteur lui-même que sur la présence de sportifs au SNL), mais ce monologue fait le job. Après une intro simple, mais efficace (« Those who voted for Hillary, I’m a wrestler »), quel plaisir de voir Bobby Moynihan faire le con en incarnant The Waddler. Et visuellement, les deux scènes offrent du changement. Ça nous fait une chouette alternative aux deux configurations utilisées en alternance depuis de début de l’année (tout le monde sur la scène ou le host dans les coulisses).

Dating Show

Ce n’est jamais une bonne nouvelle quand le host incarne le présentateur d’un faux jeu télévisé. Cela signifie que les candidats ne servent à rien, et que par conséquent le jeu ne sert à rien. Hook A Hunk tombe dans le piège dès les premières minutes. Mais il nous montre un John Cena qui sait jouer la comédie. Et il marque surtout le retour du duo Kyle Mooney / Beck Bennett, tous les deux parfait dans les relances. Ce qui était loin d’être le cas de Mickey Day

The Karate Teen

C’était bien foutu (Osmany Rodriguez, une semaine à peine de préparation, tout ça tout ça). Mais c’est long et laborieux pour une seule vanne, non ? Il n’y a pas de surprise. Si ce n’est techniquement, puisque Mickey Day a réellement traversé tous ces murs. Ce qui me fait dire que le tournage a dû être plus passionnant que le résultat final.

Science Presentation

John Cena danse comme cette banane qui a fait les plus belles heures de MSN. À part ça ? Oh, rien du tout.

Dyke & Fats Save Christmas

Cela faisant deux ans qu’on n’avait pas revu cet excellent sketch qu’est Dyke & Fats. Le principe est le même. Kate McKinnon, qui est lesbienne, incarne Les Dykawitz et Aidy Bryant, qui est grosse, incarne Chubbina Fatzarelli. Et comme en 2014, le générique est absolument parfait. Mais même s’il ne l’était pas, rien que le nom « Chubbina Fatzarelli » me suffit pour me faire marrer.

Weekend Update

Bonne nouvelle, il n’y avait pas de Weekend Update cette semaine. En tout cas, dès la première tentative de vanne de Michael Che, qui suit sa construction fétiche « Blablabla ? That’s like blablabla ! », j’ai fast forwardé plus vite que pendant les guests musicaux que je ne connais pas. Je vous le conseille.

Where’d Your Money Go

Tu la sens la fatigue ? La vraie. Celle qui te pousse à faire deux parodies de jeux télé en une émission ? Allez, courage les gars, plus qu’une et c’est terminé pour cette année.

Joanne & the Tree

Aidy Bryant est vraiment la nouvelle Chris Farley. Je ne lui souhaite pas le même destin, mais la voir se jeter de partout me fera toujours rire. Visuellement c’était du grand n’importe quoi, mais l’idée est tellement over the top que ça reste marrant. Mention spéciale à Beck Bennett, qui enchaîne une réplique hilarante (« You freakin’ Grinch ») avec un moment tellement WTF que j’ai explosé de rire (la kettlebell sur la tête de Bryant).

Through Donald’s Eyes

Ou comment parler de Donald Trump quand on n’a pas Alec Baldwin sous la (petite) main. Si c’est ça le résultat, c’est un grand oui. C’était drôle, classe et creepy à la fois. Une jolie façon de se moquer du président-elec de façon plus subtile. Je pense que pour le show, il sera bon de varier. Entre ce sketch et la parodie de Sorry par Melania Trump il y a quelques épisodes, je pense que les auteurs sont en train de trouver leurs marques.

Romance Bookstore

J’avoue, j’ai très vite décroché. Et si je relis mes notes, c’est simplement écrit « perruques ». Donc voilà. Perruques est le mot clé. Mais ce n’est probablement pas une bonne chose.

United States of Talent

Vous le savez j’ai un faible pour les vrais 10-to-1 qui partent en couille. Et on ne peut pas faire plus 10-to-1 qu’une chouette animatronique qui urine et vomit sur tout le monde.

Voilà donc pour cet avant-dernier SNL de 2016. Un épisode étrange, porté par un John Cena au top de sa forme, et qui tente de relever le niveau de certains sketches qui assurent un service minimum. Rien n’est vraiment raté, mais on sent un gros manque d’envie. À voir si ça sera également le cas pour le 10e et dernier épisode, avec Casey Affleck et Chance the Rapper.

S42E09 - John Cena / Maren Morris
John Cena a tout donné
Le retour de Dyke & Fats
Un joli sketch sur Trump
Aidy Bryant, Beck Bennett et Bobby Moynihan semblent s’amuser malgré tout.
Laisser Kate Mckinnon se reposer, elle va nous claquer entre les doigts
Deux jeux télé c’est un grand non.
Y’a que moi que ça gène un SNL sans Weekend Update ?
Et depuis quand c’est diffusé le samedi (See what I did there ?)
6.5