Review – Cedric The Entertainer : Live from the Ville

Allez, on ressort le Fedora (mais pour une heure seulement, faut pas déconner non plus). Cedric The Entertainer est de retour avec son Live from the Ville disponible sur Netflix.

L’un des quatre « Original King of Comedy » remonte enfin sur scène après une intro très réussie. On le suit en coulisse, avec en voix off des confrères qui louent ses talents, puis sur scène, avec une fanfare qui chante un entrainant « Give it up for Ced, Cedric ». Bon, au niveau du fun, autant le préciser maintenant, ça s’arrête à peu près là. Pas que le spectacle soit mauvais. Mais Cedric The Entertainer, 52 ans, a vieilli et on le sent légèrement déconnecté.

Pourtant, il essaye de tenir bon, en abordant des sujets comme Snapchat, Diamonds de Rihanna, Captain Phillips ou les lunettes 3D. Mais tout semble tellement forcé qu’on a de la peine pour le gars. Car quand il est bon (et dieu sait qu’il l’a été), Cedric arrive encore à nous faire marrer. Son passage sur les mecs qui attendent le couplet de Jay Z pour chanter dans les chansons de Beyoncé est plutôt bien vu. Même s’il laisse transpirer une certaine homophobie latente, qui se confirmera quand l’humoriste parlera des jeans skinny (un vêtement qu’il considère comme un passage clair vers l’homosexualité, comme la marijuana est une porte d’entrée pour les drogues dites dures) ou quand deux hommes au téléphone se disent bye bye. Waw, les gars, rangez vos bites, pour Cedric on n’est pas à la Fistinière, ok ?

Et parce que cette heure de nouveau matériel, bah faut bien la remplir, Cedric The Entertainer termine en abordant timidement le mouvement Black Lives Matter puis, allez comprendre pourquoi, par quelques vannes sorties de nulle part sur des animaux. Ouais, une girafe, ça peut être drôle, mais de là à terminer ton spectacle par ça…

Bref, Cedric The Entertainer a été, mais n’est plus. Ou plus vraiment. Live from the Ville ressemble à un baroud d’honneur plutôt qu’à un vrai retour en force. Mais finalement, à part quelques vieux Afro-Américains, à qui va-t-il vraiment manquer ?

Le mec sait y faire, il tient fermement son public et sait en jouer
Il prend clairement toujours du plaisir à monter sur scène
Quelques bonnes vannes
À qui ça s’adresse vraiment, à part des vieux gentiment réacs ?
Ça n’aurait pas été plus judicieux de parler de la cinquantaine plutôt que Snapchat ?
Ouais bon, j’ai essayé de minimiser le truc, mais c’est quand même vachement homophobe.
5.5